Il était là, seul, assis sur le trottoir, comme a l'écart du monde et il pleurait, comme souvent ces derniers temps. Encore une fois il avait merdé, oui c'était lui, c'était ce qu'elle avait dit, elle ne pouvait plus supporter son coté lunatique avait-elle rajoutée. Pour le moment il était perdu au fin fond de son esprit, celui même qui le torturait nuit et jour de mille pensées. On lui avait toujours dit : Tu penses trop, arrête, tu vas te détruire. Mais désinvolte, comme depuis toujours, il n'écoutait pas, et sans prendre compte de ces avertissements, il s'était encore retrouvé là. Toujours un trottoir, des larmes et des regrets. Toujours. Cette fois elle ne l'avait pas quitté, non pas cette fois. Elle lui en voulait, mais elle ne comprenait pas qu'il s'en voulait bien plus de lui faire du mal qu'elle ne pourrait jamais lui en vouloir.
Une vieille dame était passée, et lui avait demandé si on pouvait l'aider. Toujours ce «on » tellement hypocrite. , il n'avait su que répondre à cette dame, si gentille pourtant. Combien de gens étaient passés avant elle sans même se retourner.
Il n'était pas en mesure d'être agréable, il choisit de mentir. Encore. Il lui dit que sa allait, qu'il attendait juste quelqu'un, elle, comprit qu'il mentait mais s'en alla sans se retourner et elle avait bien raison.
Il ne savait pas où aller, mais il se leva, avança sans but, marcha, longtemps. Il n'était plus triste, il ne pleurait plus. Non il était décidé a rattraper ses fautes. Il savait où elle était. L'hésitation vous connaissez ? Lui non. Il s'y rendit. Il sonna, sur un interphone sans être sûr du nom. Mais il ne pouvait plus faire demi-tour, ce hall était spécial comme conçu pour l'occasion, une porte en verre passé, on arrivait face à une autre porte, mais celle-ci était fermée, il était comme prisonnier mais il connaissait ce sentiment. On lui ouvrit, elle sortit. Il s'excusa, les yeux encore rouges de la douleur passée. Mais elle, très vite, elle comprit, le prit dans ces bras et l'embrassa. Il ne réalisait pas que ce soit si facile. Ce n'était jamais arrivé. Il s'en alla. C'était arrangé, pour le moment.
Des questions le hantaient. Il n'était plus lui, avant il ne pleurait pas, ne souffrait pas, ne s'excusait pas. Il imposait et s'imposait. Peu importe la situation avant il avait raison et assumait. Il était fort en ce temps. Mais il ne l'était plus. Il était faible, c'est donc ça ce que les gens nomme l'amour ? Une régression de l'esprit, une perte constante de la force acquise. Il ne se reconnaissait plus et il ne se supportait plus.